Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 19:41

Vendredi 13 avril - 15h17

Alors que des millions de joueurs se ruent dans les tabacs pour tenter leur chance à l'euromillions, au Loto ou le keno, au nigotirage et j'en passe, j'attends patiemment, accompagné de mon acolyte, j'ai nommé l'ami JP, le départ du TGV 8328 en direction de Niort afin d'assister à la 3ème édition du festival TAKAVOIR, un festival de films mobiles. "Happy Birthday" a été sélectionné et nous avons donc été invités à ces festivités.

Après un voyage dans un train à grande vitesse, nous débarquons à Niort vers les 17h30. Voyage paisible durant lequel nous causons, entre autre, d'un projet de film : une adaptation d'une courte nouvelle de Richard Matheson, qui devrait être mon prochain court en prise de vues réelles. 

Niort est une ville moyenne, ville centre d'une communanuté d'agglomération d'un peu plus de 100 000 habitants. C'est la première fois que allons dans cette ville. C'est pas le coup de foudre mais on est pas là pour ça. Après un détour par l'office du tourisme, histoire de glaner quelques adresses, nous nous rendons au Moulin du Roc ou nous avons rendez vous avec Eric, un des membres du festival. Après avoir erré un petit temps, nous parvenons enfin sur les lieux du festival ou nous attend un chouette bar. C'est avec un certain empressement que je me commande ma première pinte.

 

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Niort, centre ville

 

19h -

Anaïs et Jean Michel nous accueillent et nous emmènent visiter notre logement. Le terme seul nous donne des frissons et nous fait évoquer au pire de grands dortoirs froids, au mieux nous laisse esperer une minable chambre dans un hôtel deux étoiles. Mes amis, rien de tout cela, c'est avec une stupeur non feinte que nous découvrons un magnifique manoir dont l'origine remonte au XIIème siècle. Totalement rehabilité, cette residence d'artistes se situe au milieu d'une île, elle même en centre ville. Nos hôtes s'excusent mais nous serons seuls pour cette première nuit. Nous versons une larme de desespoir à l'idée d'être les seuls à bénéficier de l'espace de ce château.

 

 

    chateau-niort.jpg

Notre humble demeure

 

20h30 - 

Après avoir parcouru rapidement le centre ville, nous atterrissons dans une pizzeria charmante aux antipasti déclicieux et aux pizzas en forme de tarte, par contre de serieux dommages digestifs se sont fait sentir un paquet d'heures plus tard. Nous ne savons pas si nous retournerons un jour à Niort mais je peux vous jurer que l'on évitera cette pizzeria à tout jamais.

 

22h30 -

En arrivant au chateau, nous avons perçu au loin la clameur d'une bande de troubadours. Un bassiste looké à la ZZtop, un chanteur gratteur se prenant un peu pour Cobain, les telecaster hurlaient un trop plein de décibel dans les 20 m2 du bar de l'eclusier. Après une premiere partie electro danse floor aussi chiante qu'approximative, nous avons tenu l'équivalent de deux morceaux du groupe perdu entre Led Zep et Black Sabbath et nous sommes rentrès au manoir. 

 

 

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On dirait pas mais il y a à l'intérieur un groupe qui fait du bruit

 

 

Là, des heures durant, nous avons profité du jardin privatif à écouter quelques perles des années 80 tout en travaillant le repertoir de notre prochain album.

Vers les 2 ou 3 heures, nous sommes ecroulés comme des sacs dans l'une des nombreuses chambres du manoir.

 

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entrée du Moulin du Roc

 

Samedi 14 avril

10h -

Nous rencontrons Denis Larzillière, le premier réalisateur de la sélection à débarquer après nous. Il a réalisé "Bzzz" un truc incroyable pour un film tourné au portable. Suivi de près par une bande de Lillois en mode déconne, j'ai nommé Mickael Yardin, Laurent Leve et leurs comparses, venu présenter pas moins de deux films : " Pas anormale activité " et " Les Knuffles", deux courts bien fendards.

 




 

 

Nous passerons l'essentiel des festivités ensemble, à echanger sur le cinéma bien entendu, et à boire des coups, bien entendu aussi !

C'est à 14h que le festival ouvre officiellement ses portes. Une après midi consacré aux jeunes réalisateurs, une proposition d'ateliers worhshop proposé par l'association Nyctalop, des échanges divers et variés.

18h30 - 

Après une tentative de sieste aussi courte qu'avortée, je me décide à me reveiller à la pinte. C'est légérement sous influence que j'entre dans la salle ou doit être projeter la sélection officielle.

Présentation du festival, des partenaires, des organisateurs, du jury, bref, on présente la grande famille de Takavoir.

24 films plus tard, et après le vote du public, remise des prix par le jury :

une fois n'est pas coutume, le jury invente une mention speciale afin de recompenser le travail original, plein d'inventivité, d'instruction ( véridique ! ), d'intelligence, bref, en terme de cirage de pompes, on y est ! et decerne, pour notre plus grande consternation, la mention à un trio de lycéens pour le film " Absurdus Rex". Outre la volonté ( bien légitime ) de recompenser une bande de petits jeunes, le film est aussi soporifique qu'ennuyeux mais chacun ses goûts et ses critères. Poursuivons !

 

 

Prix du public et ce n'est pas une grande surprise : " De palier " de Benjamin Busnel. Une idée excellente, très bien interprété. Très court, efficace. Je m'en doutais mais j'espérais autre chose !

Ensuite vient le prix jeunesse de la banque populaire. Bon, vu le prix, je me doutais que" Happy Birthday" serait loin. Celait aurait été délicieusement absurde mais faut pas rêver  ! Bref, c'est un film sans saveur particulière qui remporte la timbale " L'homme cintré " d'Antoni Sgambato. Qui laisse le groupe aussi froid qu'une endive perdu dans un frigo.

 

 

Alors ensuite on atteint le top du top, au dessus, c'est le soleil ! Le jury a décidé de glisser du large. Le prix de la ville de Niort est décerné à " Super 8.6" un film en stop motion qui raconte l'histoire d'une canette sur un skate board qui décide de liberer d'autres canettes enfermés dans un frigo ... Dèjà, à la projection, la moitié de la salle ronflait ... Là, on a pas compris. Personnne, en fait, à part le jury, n'a compris d'ou sortait ce prix. Une fois de plus, les voix du jury sont impénétrables. Cela en a énervé plus d'un, à vrai dire. Qu'il soit réalisateur, festivalier, organisateur ...

 

 

Et là cerise sur le gâteau, " De palier " remporte le grand prix. Le truc couru d'avance. No surprise. Mais respect !

 

 

Pour finir, le grand chambellan de la soirée ( désolé, j'ai oublié son nom ) invite tous les réalisateurs présents à monter sur scène. C'est sûr, ils étaient un peu deçu, aucun des réal ayant remporté un prix n'était présent ( excepté les jeunes d"Absurdus rex "). Alors on fait monter les loosers. Autant dire que l'on a n'a pas hésité... On est resté calé dans nos fauteuils à attendre que ça se passe ! En sortant de là, un peu dépité par le choix du jury, nous n'avons pas hésité longtemps à fêter cela. 

Nous avons passé une très agréable soirée à tailler le bout de gras, à boire quelques pintes et à refaire le monde ... du cinéma principalement.

Le lendemain, retour au bercail pour l'ensemble des convives. Journée aussi lente que la gueule du bois du matin.

Quoique revenu bredouille, ce genre de moment motive pour la suite. J'ai hâte de m'y remettre !

Par kyja - Publié dans : Au pays des videastes
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 18:47

C'est en surfant un soir que je suis tombé sur le site TAKAVOIR et que je me suis décidé à tourner mon premier film portable. Histoire de me remettre gentiment au cinéma via une video ultracheap. Et bien m'en a pris puisqu 'HAPPY BIRTHDAY vient d'être séléctionné à la 3ème edition de ce festival !

Sélection Officielle TAKAVOIR 2012 

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- LES PIEDS SUR TERRE, de Benjamin Clavel

- AURORE, de Marion Ducamp

- ABSURDUS REX, du local Jeunes Tonnay Charentes

- EPIPHANIE, de David Le Troquer

- THE AMATEURS, d'Eric Surmont

- L'HOMME CINTRE, de Florian Maubert

- LA VOIX DE SON MAÎTRE, de Marc Ory

- LES KNUFFLES, de Laurent Leve

- FAIT DIVERS, de Grégory Le Fourn

- HAPPY BIRTHDAY, de Jacky Chavaudret ( hé, Hé ! )

- BZZZ ! de Denis Larzillière

- L'OUVERTURE DE LA CHASSE, de Benjamin Busnel

- DE PALIER, de Benjamin Busnel

- CARO FOR EVER, de Flavien Dareau

- PAS ANORMALE ACTIVITE, de Mickael Yardin

- QUI A DIT SOUFFRIR, de Victoria Naud

- DICK TRAVERSE, de Julien Leon

- LA BROUETTE DUCHAMP, de Milan Daudin K

- CHAT PERCHE, de Romain Lechat

- SUPER 8.6, de Lionel Hamet

- L'EAU GAZEUSE, C'EST BON ET C'EST SANS CALORIE, de Christophe Nizou

 

Les festivités auront lieu le 14 avril à Niort.

Je vais aller y faire un tour et je vous raconterai tout ça !

 

Par kyja - Publié dans : Au pays des videastes
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 16:45

Le scénario de LILI SCREAMO étant terminé, nous avons procédé à quelques tests d'animation. Les choses évoluent bien mais nous ne sommes pas au bout de nos peines ! Nous allons entamer cette semaine les graphiques d'animations et les cadences car l'assemblage final doit se faire aux petits oignons. Je ne sais pas trop quoi penser vu que c'est la première fois que je me colle à ce genre de sport mais nous avançons sereinement.

En parallèle, je suis en train de finir l'écriture de la nouvelle de Lovecraft AZATOTH que je triture depuis quelque mois. J'y reviendrai plus longuement dans un post à part.

Toujours dans le même espace temporel, je suis en train d'adapter une autre nouvelle, cette fois de Richard Matheson et qui devrait se tourner aussi assez rapidement.

Bref, vous l'aurez compris, je suis reparti à fond les manettes ! 

Par kyja - Publié dans : Projets
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 22:31

Après avoir végété durant de longs mois, je me suis décidé avec l'arrivée de 2012 à sortir un peu de ma grotte cinématographique.

Après "Happy Birthday" sorte d'amuse bouche en video ultra cheap, me voici aux manettes d'un projet de film d'animation intitulé provisoirement ( définitivement ) LILI SCREAMO. Je ne parlerai pas ici de l'histoire car le projet concerne un métrage plutôt court.

C'est un projet collectif ( c'est pas avec mes talents de dessinateur qu'on irait bien loin ) et nous avons intégré le cadre d'un concours en hommage à Tim Burton pour franchir le pas d'une envie commune qui nous animent depuis plusieurs années.

Ce sera pour moi l'occassion de renouer avec After effects car je ne n'y avais plus touché depuis CLIMAX ( post prod du film en novembre décembre 2009, donc ça remonte un peu ) et aussi et surtout d'oeuvrer dans un champ artistique qui me titille depuis une quinzaine d'années au moins !

Donc ça s'appelle LILI SCREAMO et la deadline est dans 72 jours exactement ! 

Donc à très bientôt pour la suite de ce projet !

Par kyja - Publié dans : Projets - Communauté : L'art et la manière
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 10:18

C'est fin 2011, en novembre pour être précis que la C300, qu'est apparu le premier représentant de la famille nouvelle " Cinema EOS " de Canon. Après la déferlante de 2008 avec le 5D mark II, l'EOS C300 vient enfonçer le clou. Révolution or not revolution ?

L'EOS C300 est un modèle cinéma professionnel, mais qui n'a clairement pas l'ambition d'attaquer les références haut de gamme de l'industrie : le prix du boitier nu  tourne aux alentours de 12 000 euros, loin des Red Epic et Arri Alexa (20 à 30 000 euros plus cher )... C'est donc une entrée de gamme dans le domaine des caméras 35 mm — les modèles moins chers utilisent des capteurs nettement plus petits.

La nouvelle « Canon EOS C300 » est une caméra conçue d'origine pour le tournage de vidéos pour la télévision et le cinéma.

Canon EOS C300
 
Canon EOS C300


Elle s'articule à cet effet autour d'un capteur au format Super 35mm, nativement au ratio 16:9, et au choix d'une monture Canon EF ou Arri PL, le standard de l'industrie cinématographique.

Les objectifs interchangeables dédiés à la vidéo, à commencer par les cinq que lance Canon pour l'occasion, cumulent pour la plupart plusieurs spécificités. Ils sont à mise au point manuelle et sont à ce titre munis de bagues crantées à course longue (300° en l'occurrence) et à graduation précise. Leur grande luminosité et leur diaphragme à 11 lames offre une faible profondeur de champ et un beau flou d'arrière-plan.

Canon EOS C300 Monture EFCanon EOS C300 Monture PL
Deux variantes : à monture Canon EF à gauche, à monture Arri PL à droite

 



Contrairement à certaines rumeurs qui annonçait un tournage en 4K, l'EOS C300 filme en Full HD seulement. En outre, elle ne propose pas de ralenti à pleine définition : il faut descendre à la définition 720p pour pouvoir capturer 60 images pleines par seconde, le mode 1080p étant limité à 24, 25 ou 30 i/s (ou 60 fps en entrelacé).

Quid du 4K : Difficile de tourner dans un format qui ne connait pas ou trés peu de support de diffusion. Certaines boites de documentaires ayant du mal à passer au HD, on patientera aisément pour le passage au 4K.

Combiné à une nouvelle puce de traitement « DIGIC DV III » dédiée à la vidéo (par opposition au DIGIC IV du 5D Mark II), le capteur CMOS de 8,29 millions de pixels permet de tourner en lumière ambiante avec une plage de sensibilité s'échelonnant de 320 à 20 000 ISO. Il filme en 1920 x 1080 pixels en 23,98p, 24p, 25p ou 29,97p. Il peut enregistrer sur carte CompactFlash au format MPEG-2 jusqu'en 50 Mbps avec un taux d'échantillonnage 4:2:2, ou sur un dispositif d'enregistrement externe au travers d'une sortie HD-SDI.

Si l'EOS 5D Mark II en était pour ainsi dire dépourvu, et bien qu'on l'externalise dans la majorité des cas, la caméra « Canon EOS C300 » offre une prise de son digne de ce nom avec deux entrées XLR avec alimentation phantom 48 V.

La caméra offre enfin une conception modulaire, avec un boitier léger et compact de 133 x 171 x 179 mm pour 1430 g, auquel viennent se greffer un moniteur de 4 pouces (10,1 cm) à 1,23 millions de points, une poignée de fixation, une poignée de contrôle, une matte box ou une grande variété d'accessoires.

Canon EOS C300


La caméra « Canon EOS C300 » offre donc un compromis entre les HDDSLR (EOS 7D ou EOS 5D Mark II) et les caméras plus haut de gamme de Red ou d'Arri, qui filment en définition 4K ou même au format RAW pour environ le double du prix.

Pour avoir une idée plus précise des capacités de la  bête, je vous invite à découvrir MÖBIUS de Vincent Laforet, grand habitué des Tests Canon :

 

Par kyja - Publié dans : La fabrique
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